Presse & Radio |
« l’Indépendant » (14/02/1999, 23/08/2000, 18/05/2002, 20/01/2004, 23/02/, 28/03/2005, 24/09/2007, 13/10/2008)
« Le Travailleur catalan » (08/2000, 23-29/10/2009, 13-19/11/2009, 15-21/07/2011),
« La Dépêche » (7/12/2003),
« La Croix du Midi » (20/12/2001),
« Midi Libre » (2/12/2002),
« le Dauphiné libéré » (10/11/2005),
« la Licorne d’Hannibal » n°12, avril 2006, p 30-50
« Le Courrier de Céret » n°1664, 13 décembre 2010
« Terres Catalanes : Pyrénées Roussillon Méditerranée » n°63, printemps 2011, n°66, Décembre 2011 (in dossier : "Conteur un métier qui fait rêver / Pierre Mérimée)
Pour écouter l’enregistrement RFI espagnol, interview le 06 avril 2011, cliquer ci-dessus.
Radio Grenouille : Radio grenouille 888 , suite à la diffusion radiophonique de « Daoumi » le 30 avril 2010, une écoute intégrale est possible à partir du nénuphar « Ecoute à la carte » : Radio grenouille 88.8 fm
« L’ Éducation musicale », avril 2001 n°480, n°26, février 2009, Septembre 2010
« La Lettre du musicien », avril 2001 n°251 ;
« Harmoniques : le magazine international des bois, cuivres et percussions », n°28, printemps 2005 ;
« Monticule musique », n°4, juin 2007 et n°9, janvier 2009.
« ResMusica » quotidien internet du 2 juillet 2007 ;
« Guitare classique », n°45, mai-juillet 2009 ;
« l’Humanité-Les Lettres françaises », samedi 3 octobre 2009
les lettres francaises : Platero y yo, par Claude Glayman
« Trad Magazine », n°129, janvier/février 2010
« Les Langues néo-latines » : publication trimestrielle, Association des professeurs d’espagnol, d’italien, de portugais et d’autres langues romanes, n°354, septembre 2010
« Rezo : le Mag des francophones d’Espagne » n°3, mars/avril 2011
classictoulouse.com Concerts-CD-Entretiens : Platero y Yo
ResMusica.com : quotidien de la musique classique, 2 juilet 2007. Daoumi : commemoration-a-la-facon-acousmatique
La Vanguardia Liberal. Bucaramanga (Colombia), Jueves 06 de Octubre de 2011 Entretien « La Vanguardia Liberal » : « La energía viene del público »

* “véritable osmose entre l’univers du conte et celui de la musique d’André Jolivet” [...] “ce spectacle de grande qualité a été inclus dans les manifestations de la méridienne verte et fait l’objet actuellement de plusieurs représentations tant en France qu’en Espagne” “conte et musique se portent mutuellement”. L’Education musicale, n°480, avril 2001.
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* “Ce spectacle d’une heure trente environ entraîne l’auditeur dans un univers fantastique, onirique[...]. L’osmose est magique, le temps n’existe plus, l’oreille reste suspendue au simple son d’une voix calme, sereine, aux mélismes d’une flûte nue, déchirée”. La Lettre du musicien, n°251, avril 2001.
*“Une soirée contes musiques où tout était parfait”. L’indépendant, 5 déc 1999.
*“Une pause à ne pas manquer, une harmonie à partager. Le Travailleur catalan, n°2878, 25/8/2000.
* “[...] A Ploquin et C. Riot, flûtiste et conteur émérites [...] ont interprété l’intégrale de l’oeuvre pour flûte seule d’André Jolivet accompagnée d’histoires et de légendes de toute culture. Harmonieux mélange de la voix humaine et de la flûte qui a fort ému l’auditoire... un grand moment d’émotion”. L’indépendant, 18 mai 2002.
* L’Osmose vécue par un conteur et une flûtiste ”Dans une ambiance feutrée parsemée d’instants de silence étonnants et profonds, Clément Riot, conteur, et Annie Ploquin-Rignol, flûtiste, ont créé une sorte d’osmose autour des incantions composées par André Jolivet. Des contes adaptés de traditions orales et une flûte seule pour confondre les mots en musique [...]. Que de sensations ont pu se mêler tant l’imaginaire et le surnaturel étaient présents vendredi.” La Dépêche, 7 déc 2003.
* “[...] se sont produits, à l’occasion de la seconde fête de la flûte, à Menton, devant un parterre d’éminents flûtistes. Dans ce récital conté (ou ces contes musicalisés), par une mise en abîme constante, une succession d’histoires dans les histoires, comme dans les Mille et Une nuit, mêlés, entremêlés, se succèdent des contes, mythes et légendes sur les arbres et l’Homme avec, sans subordination de l’un à l’autre, l’intégrale de l’oeuvre pour flûte seule d’André Jolivet”. Harmoniques : le magazine international des bois, cuivres et percussions = woodwind, brass, percussion international news magazine, n°28, printemps 2005.
* « Tristan et Iseult sur l’échiquier des contes universels » : « En s’emparant du thème de Tristan et Iseult, le conteur s’offrait la plus belle des histoires d’amour et y pouvait développer son propre imaginaire, y faire se croiser d’autres contes, multiplier les paraboles et les métaphores. [...] Dans ce travail sur l’oralité, la musique nous contait d’autres points de cette histoire, elle était une autre voix. La composition de Bruno Giner faisait le lien, tout en finesse, entre le smusique du Moyen-âge et son écriture contemporaine. L’époque ancienne était surtout représentée par la couleur des instruments, tandis que la modernité résidait dans l’écriture même. La musique nous chantait les atmosphères, les sentiments, la dramaturgie. [...] Cerné par les belles sculptures végétales de Charles Dalant [...] le conteur nous entraînait à suivre Tristan dans ses aventures fabuleuses, déplaçant ses héros sur un échiquier de verre. [...] Cette Chambre aux images ne manquait ni de poésie, ni d’onirisme et nous plongeait avec délice dans les affres de la passion idéalisée. » J-M Collet, L’Indépendant, vendredi 30 janvier 2004.
* « Le VIII° festival de musique et de poésie : un beau succès » : « Le VIII° festival Concert d’été visages de la Méditerranée, qui se déroule habituellement en juin a été décalé début septembre. La qualité était toutefois au rendez-vous. [...] La tramontane enfin calmée, le public a assisté à la Chambre aux images, un conte magnifié par le décor qu’offre la nouvelle place de l’église cernée par les statues de Charles Dalant et servi par Clément Riot, conteur véritablement “habité”. Il a su tenir en haleine son auditoire durant plus de deux heures, aidé en cela par la musique de Bruno Giner, Fanette estrade à la flûte (envoûtante) et Christian Sala à la viole de gambe (nostalgique ou parfois guerrier). [...] » L’Indépendant, lundi 24 septembre 2007.
* « La Chapelle de Juhègues a accueilli des troubadours pour un conte d’antan qui reste d’actualité » : "Avant d’entraîner le public familial présent à suivre les aventures de Tristan et Iseult, Clément Riot, le conteur a énonce cinq vérités C’est une histoire ancienne aussi vieille que cette chapelle – cette histoire d’hier est aussi une histoire d’aujourd’hui – une histoire qui parle d’amour, de courage, de fidélité, d’infidélité, de loyauté, toutes choses toujours d’actualité – cette histoire n’est pas spécialement une histoire pour enfants, elle est pour tout le monde, pour tout oreille – vous connaîtrez une fin rarement dévoilée. Devant une nombreuse assistance et pendant plus d’une heure, notre conteur, aimant mettre en relation narration et musique, a relaté avec talent, comme le faisaient les troubadours du moyen âge, l’histoire des deux amoureux en déplaçant souvent les figurines des héros sur un échiquier de verre. […] Il était accompagné par Fanette Estrade, maniant avec une aisance parfaite les différentes flûtes à bec et les petites percussions et par Christian Sala, imperturbable à la viole de gambe, pour une musique de Bruno Giner. […] La voix, la musique, et toute la symbolique de l’histoire ont permis la réalisation d’un spectacle total. Cette Chambre aux images a charmé le public qui a eu droit à deux versions finales”. R.M, L’Indépendant, lundi 13 octobre 2008.
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La Chambre aux images, à l’Auditorium Saint-Germain le 7 juin 2010 Une fois encore, le conteur Clément Riot fait entrer son public dans un univers magique, riche de symbolisme. Ici, c’est le mythe de Tristan et Iseult que le comédien a revisité dans un spectacle pour conteur, flûtes à bec, viole de gambe & petites percussions. Ce spectacle intègre des versions antérieures du mythe enrichies d’emprunts et d’allusions (Mille et une Nuits, Contes de Grimm…), révélant les multiples facettes du psychisme et des valeurs humaines. Tristan rejoue sa propre histoire autour d’un grand échiquier en verre. D’emblée, le spectateur est plongé dans une temporalité différente, onirique, au service de l’émotion et du questionnement intime. Tristan se remémore sa vie, la recompose dans un récit aux couleurs étranges où musique et voix nous font partager des émotions universelles.

©DR
Le récit est soutenu et prolongé par une musique originale de Bruno Giner, évoquant musiques médiévale, traditionnelle & contemporaine dans un style très personnel. Flûtes à bec (ténor et basse) et viole de gambe évoluent en effets parfois surprenants pour des instruments généralement assignés au répertoire de la musique ancienne. Les petites percussions maniées par Clément Riot & Fanette Estrade apportent au récit une atmosphère envoûtante, dépaysante, donnant au conte une dimension encore plus interrogatrice. Conteur et musiciens sont totalement investis dans le spectacle. La voix délicate et bien posée de Clément Riot fait couler le texte dans une fluidité entraînant l’auditeur dans le sillage du mythe. Fanette Estrade, pieds nus, évoque une flûtiste orientale enveloppée dans une aura sonore aux résonances magiques. Christian Sala, à la viole de gambe, se montre tour à tour rude ou enchanteur, toujours dans une aisance remarquable. La Chambre aux images est un spectacle total, adapté à toutes les générations, qui tient le spectateur en haleine jusqu’à la fin… inhabituelle, il faut le dire ! Chacun y trouvera quelque chose à puiser car la magie du conte transcende le temps et l’espace, ouvre aux dimensions secrètes de l’esprit et du cœur. Un jeu de parties fixes et mobiles permet - dans l’esprit des musiques et contes traditionnels - de proposer plusieurs durées, variantes et versions. Ce spectacle est généralement proposé en version complète (2h20) ou en version courte (1h15). Il est destiné tant à un milieu scolaire qu’à des festivals ou différentes manifestations. Renseignements : 04 68 51 78 34. www.clement-riot.com ou : contact@clement-riot.com

©DR Gérard Moindrot. L’Education musicale, lettre d’information, septembre 2010.
* “Les “Printemps des poètes”, le conteur, la guitare et Platero” : “[...] Un narrateur, un âne (certes en paille... mais quel âne !), un guitariste, c’est tout....[...] juste ce qu’il faut de distance sereine pour que chaque mot respire. Un passeur de mots... [...]. Après le spectacle, une petite fille, assise, au pied d’un pilier, contemplait l’âne et le sepctacle se prolongeait dans ses yeux.” P Gourci, L’Indépendant, 28 mars 2005.
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« Castelnuovo-Tedesco, Mario : Le compositeur italien a mis en musique les plus beaux chapitres de Platero y yo, de Juan [Ramon] Jiménez, l’un des livres les plus lus en Espagne et en Amérique Latine. Jiménez a reçu le prix Nobel de littérature en 1956. Dans le livre, il se met en scène avec son âne Platero, dans un petit village andalou, d’où ils contemplent ce qui les entoure : les êtres et les choses. Le livre donne ainsi une vision réaliste et idéalisée du monde. Clément Riot donne une traduction du roman enjouée et comme évidente, d’une voix toujours expressive et sensible. Et la guitare de Miguel-Angel Romero installe une communion entre musique et poésie. Un album rare et précieux. Editions Ouï-dire Collection A la marge ODL 665-66 ». Jacques Vazeille, Monticule Musique, n°9, janvier 2009.
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Adem, sélection CD février 2008 Platero y yo Platero y yo es l’une des œuvres le plus connues de l’écrivain espagnol Juan Ramon Jiménez (Prix Nobel de littérature) et un des œuvres le plus connues des écoliers d’Espagne et d’Amérique Latine. On pourrait comparer sa célébrité au Petit Prince de St Exupéry. C’est l’histoire d’un petit âne, ami et compagnon de Juan Ramon, comme appelle –t-on l’auteur familièrement en Espagne. Mais ce n’est pas seulement l’histoire de l’animal, mais aussi un hommage à la terre d’Andalousie, d’où est issu l’auteur. Les mots sont doux, tendres, poétiques, très bien traduits par Clément Riot qui est aussi le narrateur. Le conte est accompagné par la musique originale de Castelnuovo Tedesco, dont la douceur et la poésie font corps avec le texte d’une façon extrêmement raffinée. Le guitariste Miguel Angel Romero nous fait rentrer dans cette atmosphère délicate. Le livret, bilingue, très documenté, propose une analyse du texte musical et une très bonne biographie du poète, mort en exil. Le double Cd existe en deux versions, française et espagnole.
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"Platero y yo, de Juan Ramón Jiménez. Musique : Mario Castelnuovo-Tedesco. Clément Riot (narrateur) & Miguel-Ángel Romero (guitare). Oui’dire : ODL 665 et 666. TT : 123’. La poésie est au rendez-vous dans cet album idéaliste et enchanteur qui met en scène le poète Juan Ramón Jiménez (1881-1958) et Platero, figure mythique de l’âne compagnon au pays andalou. On est projeté hors du temps, au fil des saisons, dans un univers où les animaux et la nature sont humanisés avec chaleur et tendresse dans le cadre d’un village espagnol. Les vingt-huit textes, interprétés avec force expression par Clément Riot, sont soutenus par une musique éloquente de Mario Castelnuovo-Tedesco (1895-1968) en une suite de petits poèmes symphoniques aux harmonies élégantes et simples mais raffinées. Interprétée par le jeu délicat et sensible du guitariste Miguel-Ángel Romero, la musique souligne le texte, le renforce ou le complète, sans redondance ni exagération, apportant sa touche parfois discrète mais indispensable. Une bouffée d’air frais dans ce monde où la poésie est si souvent absente ! Gérard Moindrot, L’Education Musicale, n°26, février 2009. http://www.leducation-musicale.com/newsletters/breves0209.htm#edition
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« Œuvre à part dans le répertoire de notre instrument, Platero y yo, pour narrateur et guitare, est la mise en musique, d’un des livres les plus connus de l’écrivain espagnol Juan Ramon Jiménez. Ici, la traduction du texte proposé et chantée par Clément Riot permettra sans doute au public français de mieux apprécier une œuvre qui, tout en s’adressant à un public d’enfants, à travers la mise en scène de l’âne Platero, contient également une très riche symbolique appelant différents niveaux de lecture. En effet, c’est une particularité que l’on retrouve dans la mise en musique de Castelnuovo-Tedesco, simple en apparence. La voix de Clément Riot, subtile dan sa diction et habilement secondée par la guitare de Miguel-Angel Romero, est en parfaite harmonie avec l’esprit de l’œuvre et concourt à faire de ce Platero y yo une très belle réalisation ». François Nicolas, Guitare classique, n°45, mai-juillet 2009.

* à écouter : Platero, musique, prose et voix Platero y yo, de Juan Ramon Jimenez, musique de Mario Castelnuovo-Tedesco, narrateur Clément Riot, guitare Miguel-Angel Romero. Un coffret, deux CD. Éditions Oui-dire.
Quiconque ignore la poésie espagnole, comme votre serviteur, n’a aucune connaissance de Juan Ramon Jimenez, prix Nobel et célèbre dans tout le monde ibérique. Il ferait volontiers penser à notre Alphonse Daudet, au moins pour Platero y yo, conte populaire en prose qui met en scène un âne et son maître. Le compositeur italien Mario Castelnuovo-Tedesco (trop méconnu en France !) l’a mis en musique. Un récent disque nous permet de l’entendre avec la voix de Clément Riot, également traducteur, et la guitare de Miguel-Angel Romero.
Nous sommes en Espagne, en Andalousie, et à travers les 28 strophes de l’oeuvre on pressent une perception quasiment sacrée de l’animal et de toutes les facéties de ceux qui l’entourent : avènement de la création, bonheur de vivre quels que soient les êtres, dans un monde restreint et surtout peuplé d’enfants pauvres. Le soleil frappe la campagne, le compositeur lui rend hommage avec une partition plus que brillante, sa composition est celle d’une oeuvre originale animée de préludes vifs, de sonorités recherchées et personnelles, avec cependant de plus moins lointains échos d’oeuvres populaires, chansons célèbres, danses anciennes (cf. Ronsard), flamenco, etc. Et couvrant tout cela, le timbre chaud de Clément Riot qui chuchote sur le grave, enveloppe les mots avec une précaution particulière pour Platero, à qui il ne manque plus que de pouvoir répondre, et ainsi rendre compte de l’activité du village où il domine quasiment comme un Christ, un être spirituel de filiation franciscaine à qui il manquerait les oiseaux de saint François peu présents, à l’exception d’hirondelles et de leur « vacarme de becs » ! Claude Glayman, Les Lettres Françaises, ns, n°64, samedi 3 octobre 2009

http://www.les-lettres-francaises.fr/2010/10/platero-y-yo/
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Rubrique Europe : Platero y yo. Genre : fresque andalouse. Livret : 20 pages, bilingue français/castillan avec photos. 2 CDs. Label Ouï-dire. TT
La rencontre entre deux voix et deux musiques : la voix de Juan Ramon Jiménez (Prix Nobel de littérature en 1956) écrit ce qui défile dans sa tête et celle de Clément Riot, compositeur de musique acousmatique et récitant, donne chair aux réflexions de l’écrivain, réflexions vues d’un âne : Platero. Les deux musiques sont celles du compositeur italien Mario Castelnuovo-Tedesco, que fait vibrer la guitariste Miguel-Angel Romero pour une fresque andalouse où la personnalité de cet âne rappelle le toucher vocal qu’induit un Francis Jammes. La guitare plante un décor torride ou agité, traduction des pensées et réflexions, des visions du monde de cet équidé, réputé pour sa connaissance instinctive du cheminement des eaux et des routes secrètes. La voix bénéficie d’une prise de son d’une grande proximité, créant un rapport intime avec l’auditeur. Parfois envoûtante, mais d’autres fois lassante par son ton monocorde, elle crée une forme de pensée à haute voix. Sa complicité avec la guitare se joue des méandres du texte : vingt-huit fragments de l’oeuvre poétique. On regrettera juste de ne jamais entendre la langue d’origine ; ce beau parler andalou qui confère une puissance particulière à la culture flamenca. Gageons que ce sera pour une prochaine production. Jean-Michel LhubacTrad Magazine, n°129, janvier/février 2010.
* […] Il s’agit d’une musicalisation de 28 des 138 chapitres que compte le livre, où guitare andalouse et voix cheminent « de concert, faisant parfois ressortir la parole, d’autres fois s’immergeant la voix dans le son, le plus souvent en une magique fusion d’intentions communes » (A. Diaz de la Fuente). Le compositeur s’inspire de la musique populaire espagnole, dont la guitare est l’instrument par antonomase, mais introduit des « espaces d’ambiguïté harmoniques » (id.) qui créent un ensemble à la fois varié et ouvert. La musique suit le mouvement du texte littéraire, l’accompagne et le sert, passant par exemple d’un rythme « allegretto molto mosso, trottando » pour représenter le pas trottinant de Platero, à un brusque « silence expressif précédé d’un accord sforzato » (Id.) pour souligner le regard « attentif, en alerte, vif » (id.) du petit âne.
Le premier enregistrement mondial de l’œuvre de Castelnuovo-Tedesco a eu lieu en 2008 aux éditions Ouï-dire et a donné naissance à un double CD : l’un en langue originale, l’autre en français. Les interprètes, Clément Riot à la voix et Miguel Angel Romero à la guitare, servent de façon très convaincante l’œuvre du compositeur italien adaptée de celle du poète espagnol : « grâce à leur interprétation subtile, soignée jusque dans les moindres détails, la communion entre musique et poésie devient nette, brillante, presque évidente. » (Id.) Un livret bilingue franco-espagnol vient avantageusement compléter le tout, avec une présentation de l’œuvre poétique par Jacques Issorel et une analyse musicologique d’Alicia Diaz de la Fuente.
Anne Lacroix, Université de Perpignan-Via Domitia. Les Langues néo-latines : publication trimestrielle, Association des professeurs d’espagnol, d’italien, de portugais et d’autres langues romanes, n°354, septembre 2010.
Disques/CD / J. R. Jiménez - M. Castelnuovo-Tedesco - Platero y yo * Il était une fois un petit âne gris… « Petit, velu, doux… mais avec des yeux durs comme le cristal noir. » C’est ainsi que l’Andalou Juan Ramón Jiménez, prix Nobel de Littérature en 1956, présente l’âne Platero. Il le fait dans un mémorable recueil de cent trente-huit poèmes en prose intitulé Platero y yo, le plus célèbre des récits du poète espagnol. Sous-titré Élégie andalouse, ce recueil décrit la vie et la mort de l’âne Platero, compagnon du poète, prétexte à une évocation de la vie andalouse, sa nature environnante, celle du village natal de Jiménez, Moguer. Platero est aussi l’emblème de l’âne andalou, méditerranéen, et au-delà, de l’animal domestique universel, à la fois outil de travail, moyen de transport mais aussi compagnon, ami et confident.
De ce vaste recueil le compositeur florentin Mario Castelnuovo-Tedesco, disparu en 1968, a extrait vingt-huit chapitres qu’il a mis en musique d’une manière particulière. Il a simplement associé à la voix parlée du narrateur une partition de guitare destinée à l’accompagner. Il s’agit ni plus ni moins que de revisiter la forme du mélodrame, tel qu’il fut pratiqué par les romantiques. Dans ce recueil, chaque texte poétique est soutenu par une partition de guitare très raffinée et évocatrice. Il est vrai que Castelnuovo-Tedesco a toujours entretenu des relations étroites avec la poésie espagnole. Le commentaire musical qu’il a conçu pour ces émouvants poèmes colle véritablement aux atmosphères imaginées par Jiménez. Nostalgie, tendresse infinie, joies simples imprègnent ces pièces qui évoquent la vie quotidienne à Moguer, ainsi que les petites et grandes émotions qu’elle apporte. L’éditeur a eu l’excellente idée de publier deux versions de ce double album. L’une correspond à la version originale, en espagnol, des poèmes de Jiménez, l’autre à sa traduction française, la partition de guitare et son exécution restant bien évidemment les mêmes dans les deux parutions. Miguel Angel Romero en assume l’intimisme et la poésie avec une musicalité admirable. Le texte, dans les deux versions, est habilement déclamé par Clément Riot dont la voix épouse la prosodie de la plus touchante façon, aussi bien en français qu’en espagnol. Tout cela s’écoute comme une tendre confidence. Serge Chauzy [www.classictoulouse.com/disq...>http://www.classictoulouse.com/disq...]
*Un petit âne à mettre dans les souliers de noël « PLATERO Y YO »
Platero y yo est à l’origine un livre pour enfants, mais pas interdit aux adultes en raison de sa portée philosophique sous-jacente, sorti en 1914 de la plume de Juan Ramon Jimenéz (1881-1958, prix Nobel de littérature en 1956).
C’est une œuvre fraîche et sereine dans laquelle l’auteur met en scène une suite de tableaux ayant pour protagonistes le narrateur et son âne au fil des saisons, avec des moments heureux ou malheureux, dans le village andalou de Moguer (Huelva). Ce récit poétique, qui est un peu l’équivalent du « Petit Prince » de Saint-Exupéry, connut un immense succès dans la péninsule ibérique, à tel point que des générations d’enfants l’ont eu comme livre de lecture à l’école, mais plus largement dans le monde hispanique puisqu’il est très connut aussi en Amérique Latine et à Cuba.
En 1960, le compositeur italien Mario Castelnuovo-Tedesco décida de mettre en musique les plus beaux moments de « Platero y yo », soit 28 des 138 tableaux, dans un ensemble pour narrateur et guitare.
Le conteur Clément Riot, qui a vécu dans les années 80 à Céret, également compositeur de musique acousmatique, et le guitariste Miguel-Angel Romero (professeur de guitare classique à l’académie de musique de Morelia, diplômé du Conservatoire de Sevilla et du conservatoire de Perpignan) ont été séduits par cette alliance d’un texte sensible et d’une musique parfaitement adaptée à lui.
Ils ont commencé par proposer tous deux un spectacle tout public en différentes versions (français, espagnol, catalan ou bilingue) qui peut être joué à peu près partout, l’âne Platero étant représenté par son « homologue » en paille. L’œuvre est donnée avec ou sans jeu de lumières, en acoustique ou sonorisée, avec des durées variables puisque un ou deux enfants du public peuvent tirer au sort un nombre X d’épisodes qu’ils vont chercher sous forme de cartes dans le bât de l’âne et qui seront remis dans leur ordre linéaire.
Nous souhaitons que beaucoup d’écoles, de mairies, d’associations donnent aux petits et aux grands l’opportunité d’assister à ce spectacle si original et, en ces veilles de fêtes, nous vous suggérons une idée de cadeau qui sort vraiment des sentiers battus : l’album de Clément Riot (Voix) et Miguel-Angel Romero, qui constitue le premier enregistrement de l’œuvre intégrale, en double CD, l’un en version originale (castillane) l’autre en version française.
C’est vraiment une très jolie réalisation à offrir ou à s’offrir (distribution Harmonia Mundi : « Platero y yo : élégie andalouse pour narrateur et guitare » 2009).
Françoise Mazet Sitger, « Le Courrier de Céret », n°1664, 13 décembre 2010.

MUSIQUE A nos âmes d’enfants
En 1960 le compositeur italien Mario Castelnuovo-Tedesco décida de mettre en musique 28 chapitres parmi les plus beaux de Platero y yo, chef d’œuvre de son ami le poète gaditan Juan Ramon Jiménez (1881-1958, prix Nobel de littérature en 1956). Platero est l’âne méditerranéen par excellence. Yo est le poète narrateur qui, enfant, dialogue avec son compagnon en une suite de 138 courts poèmes en prose, évoquant les saisons, la nature, la vie, bonheurs et malheurs petits et grands. A l’origine livre pour enfants écrit en 1914, il devint livre de lectures scolaires dès 1920 et représente pour le monde hispanique ce que sont Le Petit Prince ou Pinocchio pour les Français ou les Italiens. Le conteur Clément Riot et le guitariste Miguel-Angel Romero en présentent la première édition intégrale en langue originale et en français (2h pour chaque version) produite par un petit label courageux (Ouï-dire, distribution Harmonia Mundi). Un livret Bilingue fournit d’utiles éclairages du texte musical et de l’œuvre poétique grâce à la collaboration d’Alicia Diaz de la Fuente et de Jacques Issorel. PLATERO Y YO : élégie andalouse pour narrateur et guitare. De Mario Castelnuovo-Tedesco et Juan Ramon Jiménez ; narrateur Clément Riot, guitare Miguel-Angel Romero ; Harmonia Mundi, 21,80 €. Terres Catalanes : Pyrénées Roussillon Méditerranée, n°63, Printemps 2011
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Culture - Vendanges d’octobre à Alénya : Un final en apothéose. Voici donc achevées ces 9es Vendanges d’octobre. Le 2e week-end s’intitulait « Balade mélodique ».
« En préambule à la Nuit blanche, [...] Un grand moment musical et poétique venait ensuite, avec « Platero y Yo ». L’œuvre fut écrite par le prix Nobel espagnol Juan Ramon Jimenez. Son ami, le compositeur italien Mario Castelnuovo Tedesco, composa vingt-huit morceaux pour la guitare, pour accompagner les plus beaux et significatifs chapitres de l’ouvrage. Clément Rio, musicien et conteur, et Miguel Angel Romero, compositeur et guitariste mexicain, professeur au conservatoire de Perpignan, ont fait deux disques avec ces vingt-huit épisodes, une édition en français, une autre en espagnol. Ce sont quelques-uns de ces épisodes qu’en compagnie d’une réplique en vannerie de l’âne Platero ils ont confiés à l’émotion du public, dans le décor approprié de la rotonde Ecoiffier. [...] » Yvette Lucas Le Travailleur catalan, n°3338, semaine du 23 au 29 octobre 2009.
* “deux artistes sont entrés en résonance avec la cathédrale. [...] Grâce à la sensibilité des deux interprètes, à leur sens de la forme et de l’équilibre, la musique puissante et le pouvoir évocateur du texte ont construit une véritable cathédrale sonore à l’intérieur même de la cathédrale saint-Jean. [...] Le public, concentré sur les derniers échos de l’orgue, de la voix et du tambour d’aisselle, a hésité un moment avant d’applaudir, prolongeant ainsi cette méditation par un instant de silence”. La Croix du Midi, n°4625. Jeudi 20 déc 2001.
* “Senghor a attiré le public. L’église de Bagnols-sur-Cèze a accueilli des rangées de spectateurs intéressés par l’oeuvre de ce poète. La voix de Clément Riot, la dextérité de Jean-Pierre Baston ont fait le reste. Une oeuvre remarquable pour une création bagnolaise”. Le Midi libre, 2 décembre 2002.
* “Jean-Pierre Baston, organiste de la Cathédrale de Perpignan et le conteur Clément Riot ont rivalisé de talent, chacun dans son domaine avec une complémentarité parfaite dans cette musique sublime que seul peut mettre en valeur le son si particulier de l’orgue dans l’acoustique irréelle d’une église. Un concert financé avec l’aide de la Fondation Lacour". Le Dauphiné libéré, 10 novembre 2005.
La troisième Voie, En 2009, dans Aujourd’hui Musiques, vous avez vu et apprécié, comme nous, Le Grand-Parler Aurochs ou l’épopée de la Constellation du taureau, oratorio pour narrateur et cobla : livret, Clément Riot ; composition, Roland Besson ; interprètes, Cobla Mil.lenaria et Clément Riot (cf. Y. Lucas TC n° 3341 du 13-19/11/2009) Le 12e festival « Visages de la Méditerranée » à Palau-del-Vidre nous a offert ce 2 juillet une version pour narrateur et accordéon, version de chambre pourrait-on dire. Mais s’il s’agit d’une version dépouillée, elle n’est en rien appauvrie, bien au contraire. La composition, adaptée pour l’accordéon, trouve une autre vie, soutenue avec fougue par Virgile Goller. Vous le connaissez sans doute par ses Madeleines et son Avant-Bras, peut être aussi par ses vibrantes improvisations et accompagnements de films muets ou la composition de la musique de L’Exil d’un peuple documentaire d’époque sur la Retirada. Avec Virgile passion et plaisir sont au rendez-vous. Il s’investit dans la composition puissante de Roland Besson, mais bien plus, sa fraîcheur, son enthousiasme et l’exploitation de tous les registres de son instrument ajoutent à la dimension scénique. Cette expression scénique laconique, certains diraient à tort simpliste -merci Guy Jacquet- donne toute sa force et sa magie au conte initiatique de Clément Riot. Le mot oratorio semble avoir été créé pour ce spectacle sans décor ni costume, sur un sujet lyrique, sacré, sacrificiel même. Cette simplicité assumée, si bien entretenue -12 paires de cornes qui voyagent dans le temps et l’espace- pour ne garder que l’essentiel et nous laisser déguster ce texte, gourmand et finement ciselé, bourré de références aux grandes mythologies. Ces mythes taurins, du fond des grottes préhistoriques, d’Apis, de Mithra, du Minotaure, des taureaux du Soleil que nous croyons connaître, Clément les incorpore comme autrefois la chair de l’aurochs sacré et se les approprie pour les rendre uniques avec son inventivité et sa faculté à créer du rêve. Les mouvements, la lumière, les déplacements, les noirs et les blancs, la lenteur, j’oserai même parler de « temple », tout s’harmonise intimement en une « faena ». Comme aux moments clés du combat réel, la musique emporte tout, qu’elle soit harmonieuse ou concrète. Cette re-visite de l’histoire, si personnelle, où le poète finit par étouffer l’historien, où la poésie prend le pas sur le mythe est novatrice. Débuter les deux pieds ancrés dans les traces fossilisées de l’aurochs de Lascaux pour finir le regard planté dans une constellation d’hiver tient du tour de force. Ce spectacle qui s’appuie sur les fondations de nos civilisations touche à l’Universel. Et si les aurochs c’était les hommes … Nous connaissions Clément compositeur, conteur, écrivain ; voici Clément démiurge ; ses histoires deviennent l’Histoire. À quand une nouvelle prestation ? Que les absents qui ont eu tort puissent se rattraper. Mais ceci est une autre histoire… Christian Sournia, Le Travailleur catalan, n°3421, 15-21 juillet 2011
* "Les premières journées d’Aujourd’hui Musiques ont fort bien illustré la complexité du thème choisi cette année […]
Une révélation :les infinies ressources de la cobla
Le titre est mystérieux. Lundi soir, en partenariat, disons plutôt en osmose, avec la Cobla Mil.lenaria, Clément Riot nous contait « Le grand parler aurochs ou l’épopée de la constellation du taureau ». A travers mythes et récits méditerranéens où surgissent dieux de l’Olympe et héros consacrés, il fait évoluer les aurochs, ces animaux antérieurs à l’homme et reproduits sur les dessins rupestres, conte leurs exploits, magnifie leur bravoure et fait surgir, au-delà de leur disparition, leurs modernes héritiers : bœuf, bison, taureau.
La Cobla Mil.lenaria, « cobla moderne » de onze musiciens, joue en contrepoint du récit, l’accompagnant par des instruments isolés ou en groupe réduit, lui laissant toute sa portée. Mais, dans un savant équilibre, la cobla propose aussi de nombreux intermèdes, atteignant alors toute sa puissance et développant d’inattendues audaces, montrant toute la richesse et l’ample registre, du son pur du flaviol à la force des cuivres, qu’offre une telle formation.
Si quelques accents de sardane, surtout au début, sont fort bien venus, la composition se développe bien au-delà, dans un modernisme allant s’amplifiant qui plonge l’auditeur au cœur de la création contemporaine. Eclatante démonstration de ce que peuvent des instruments trop souvent confinés à la transmission de la pure tradition.
Cette création mondiale, fruit conjugué de l’inventivité de Clément Riot et du compositeur Roland Besson, portée avec fougue et ferveur par les instrumentistes de la cobla, mérite de faire un beau chemin et de ravir de nombreux auditeurs, comme nous l’avons été nous-mêmes". Yvette Lucas Le Travailleur catalan, n°3341, semaine du 13 au 19 novembre 2009
* “Tout est musique pour qui sait entendre”. Ces mots d’un célèbre musicien d’Afrique conviennent bien à la musique dee Clément Riot. La musique acousmatique fait feu de tout bois, organise les bruits et les sons, en fait un paysage sonore. Paysage de l’âme ? Oui, car l’art n’a de sens que marqué par l’humain. Musique, photo, danse : les goûts réunis en quelque sorte. L’Europe, l’Afrique, le mythe andalou... Partance, passerelle, voilà qui se ressemble. Un voyage à faire à nouveau, sans mode d’emploi : “parce qu’on ne connait pas le chemin”. L’Indépendant, mercredi 23 février 2005.
* “[...] à la fois déroutant et riche de sens. En tout cas poétique et d’expression libre [...]. Lucas Falchero.”. Monticule Musique, n°4, juin 2007.
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“Commémoration à la façon « acousmatique » [...] la présente composition de Clément Riot emprunte certes clairement son énergie débordante à un parcours humain et politique hors du commun, tout en opérant le long des quatre mouvements par successions de fragments, petit objets sonores, séquences-jeux, intermèdes et incrustations... Toutes sortes d’origines sonores peuvent se mélanger : sons enregistrés dans la vie, dans la nature, dans la ville, pouvant provenir d’instruments traditionnels ou non, de synthétiseurs, de sources informatiques... L’œuvre acousmatique peut s’apparenter au travail du cinéaste où montage et mixage s’avèrent essentiels : On juxtapose, on détourne, on mélange, on filtre, on métamorphose les timbres... le mouvement est créé. Au total, Clément Riot parvient à quelque chose d’étonnant mais, aussi et surtout, d’épatant - les amateurs fidèles des créations radiophoniques proposées sur France-Culture ne s’y trompent pas -, ne serait-ce que pour cette mise en scène sonore d’un « ça va péter ! » (pl. 6 : la Commune de Paris) que certains perçoivent comme toujours, et plus que jamais, actuel. Œuvre foisonnante, variée, inattendue, virevoltante, chaotique, parfois cosmique et futuriste, cette Epopée acousmatique, n’est pas pour autant une musique savante, obscure, « narcissique », mais une création marquante de par son amplitude sonore ; ceci donnant une dimension quasi-lumineuse à l’ensemble, en tout cas dépaysante !”. Dany Sénéchaud, ResMusica, 2 juilet 2007. Daoumi : commemoration-a-la-facon-acousmatique
* “C. Riot, utilisant entre autres des extraits sonores de la pièce de Pierre Bouchet Viande crue à White Chapel, […] y joint, dans une juxtaposition originale et étudiée, de nombreux autres sons évocateurs. […] Il parvient ainsi à créer une émotion, encore plus perceptible lors du concert auquel j’ai pu assister et qui réunissait un public varié. […] avec ses longs et émouvants passages évoquant l’œuvre pédagogique, la Commune, le séjour en Nouvelle-Calédonie, avec ses allusions aux luttes contemporaines, cette épopée fait surgir, par son amplitude sonore, l’espérance de celles à venir…”. A. Thévenet, Réfractions, n°19, hiver 2007-2008.
Radio Grenouille : http://www.grenouille888.org , suite à la diffusion radiophonique de « Daoumi » le 30 avril 2010, une écoute intégrale est possible à partir du nénuphar « Ecoute à la carte » : http://www.grenouille888.org

La Vanguardia Liberal. Bucaramanga (Colombia)
Jueves 06 de Octubre de 2011 - 12:01 AM
La energía viene del público
Entretien « La Vanguardia Liberal » : « La energía viene del público »
Parecía inquieto en los minutos previos a su presentación en el Teatro Corfescu, y me pidió que lo esperara. Cuando volvió al camerino, venía iluminado, excitado, con los ojos muy abiertos y expresivos, y me abordó para que habláramos. Cuentero y compositor de música electroacústica, Clement Riot realiza su trabajo en francés y en español. Fue premiado en 2005 por la fundación ‘Robert et Marcelle Lacour’ con el programa ‘Des mots et des orgues’ (Palabras y órganos). Como compositor de música electroacústica, ha publicado el CD ‘Daoumi : epopeya acusmatica en 4 episodios…’ ; como narrador, doble CD ‘Platero y yo : elegía andaluza para narrador y guitarra’ ; entre otros. Ha participado en festivales, tanto musicales como de narración, en Francia y el resto de Europa, como “Aujourd’hui Musiques” (Perpignan), Syntax, Futura (Festival internacional de música acusmática, Crest), “De Bouche à Oreille – de Boca en Boca” (Casa de América Latina, Strasbourg) y “Visages de la Méditerranée (Palau-del-Vidre). Clement habló con Vanguardia Liberal sobre su experiencia en Abrapalabra.
Preguntas y respuestas
¿Cómo termina una función ? “Nervioso, nada ; en cambio, sí, muy cargado de energía positiva. Estoy nervioso y cansado, pero antes de la presentación, porque en el escenario hay mucha energía, que se nutre con el público, así que uno termina recargado y animado”.
]Habla muy bien nuestro idioma, pero es un español peninsular… “He vivido en Barcelona, y estoy a menudo allí, porque vivo a treinta kilómetros, en Perpignan, pero viajo seguido a España, y también cuento allí”.
¿De dónde le surge la idea de contar cuentos ? “De mi abuela, que me contaba cuentos ; pero yo empecé muy joven, tal vez a los veinte años, y por dificultades de la vida, lo dejé, y volví a hacerlo hace unos quince años ; mientras tanto, me dediqué a hacer otras cosas… hasta fui bibliotecario musical. Aparte de cuenta cuentos, soy compositor de música electroacústica, y estoy trabajando en un proyecto que mezcla los cuentos y la música”.
¿Qué dice el público ? “Tuve muchas opiniones positivas, no que tengan que ver con mi ego, sino referidas a la forma de presentar mi trabajo, a mi actuación, a mis historias, que, a pesar de sentirse conmovidos y emocionados por lo fuerte de los contenidos, les gustó”. ¿Por qué escoge la temática de la naturaleza ? “Me gusta, y tengo una propuesta que dura mucho más, pero no puedo extenderme mucho porque somos varios artistas. Me gusta la relación mística entre hombres y árboles. No conocía Bucaramanga, aunque Colombia sí, y cuando supe lo de ‘Ciudad de los Parques’, y la conocí, primero por Internet, y después llegué y vi la importancia que tiene la naturaleza en esta ciudad, vi que coincide con uno de mis repertorios, con una de mis preocupaciones. Pero traje también uno que es ‘Caminante no hay camino’, un guiño de homenaje a Machado, un tipo de historias de caminantes, cuya forma es un homenaje a Borges, porque toca las formas de sus libros”.
Usted sabe que en Latinoamérica el índice de lectura es muy bajo, y en Colombia, mucho más. ¿Considera que la narración oral es una manera de inducir a la gente a la lectura ? “Yo creo que sí. Para los jóvenes, se puede narrar en español, pero también en francés, y eso ayuda mucho, no solo al conocimiento de los idiomas, sino que despierta el entusiasmo por las historias para que la gente profundice en ellas y, por lo mismo, se acerque a los libros”. Publicada por PUNO ARDILA AMAYA
