« Paroles d’un vieux pommier qui regardait l’horizon », par Catherine Zarcate |
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Transmettre, un besoin fondamental pour l’humanité |
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En me promenant, j’ai rencontré un vieux pommier, dans un verger. Il regardait l’horizon, calme et tranquille, humble, les branches basses. Je me suis appuyée un moment sur lui. Alors il m’a parlé ainsi :
Transmettre rend riche, ne pas y arriver appauvrit. Mourir sans rien donner de soi, c’est mourir dans la misère. Et le plus pauvre des hommes est celui qui n’a rien pu offrir de lui-même, rien pu transmettre. Celui là ne peut pas voir le mouvement de la vie le dépasser, le traverser, aller une génération plus loin, perdurer au delà de lui ; il perd le contact avec la vie, cette mère ultime, et il meurt terrifié de solitude parce qu’il a perdu le cycle de la vie et n’a plus le sentiment d’appartenir à rien.
La transmission n’est pas seulement une transmission d’un passé, d’une culture, mais la construction d’un présent enraciné. Catherine Zarcate, 2004 Pour réagir à ces quelques mots :
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